Morts mystérieuses de vaches : des éleveurs préparent une plainte contre l’Etat – Le Parisien 25 avril 2019

Des éleveurs, qui imputent les nombreux décès de leurs bêtes aux champs électromagnétiques, se réunissent ce vendredi afin d’attaquer l’Etat en justice sous la bannière de l’association Animaux sous tension.

Le veau gît à même le sol dans une arrière-cour en attendant l’équarrisseur. « Je l’ai découvert mort près de sa mère jeudi. Il avait huit jours », confie Patrick Le Néchet. Parfois il y en a trois d’un coup. Quand on se lève, on ne sait pas ce qu’on va trouver. » En cinq ans, cet éleveur sexagénaire de La Prénessaye (Côtes-d’Armor) a perdu 120 bovins.

À 30 km de là, un autre éleveur a de son côté perdu 200 bêtes en trois ans et va mettre la clé sous la porte. Stéphane Le Béchec, 51 ans, a identifié plusieurs sources de nuisances dont un transformateur, des antennes relais et éoliennes dont les courants électriques seraient captés par les failles passant dans le sol de son exploitation. « J’ai constaté que le voltmètre réagissait fortement lorsque je le piquais dans la terre et dans l’eau », explique-t-il dans la plainte contre X qu’il a adressée l’année dernière au procureur de la République.

« On a aussi eu des veaux aveugles, avec des trous dans le crâne, des membres mal formés, qui se mettent à tourner en rond et à se cogner la tête dans les murs », explique Patrick Le Néchet. Des bêtes qui n’arrivent plus à se lever, refusent la traite, ne boivent plus et produisent très peu de lait, des taurillons qui ne grandissent pas… Le vétérinaire n’ayant pas d’explication, la chambre d’agriculture a orienté l’éleveur vers un géobiologue qui a mesuré un taux important d’électricité dans l’eau. Patrick Le Néchet pointe du doigt l’installation photovoltaïque d’un de ses voisins. Le maire de la Prénessaye qui a fait constater une « charge électrique anormale dans le réseau de distribution de l’eau » de la commune a alerté les autorités.

«On laisse crever des éleveurs»

Ces deux cas sont loin d’être isolés. La Chambre d’agriculture de Bretagne fait état d’une dizaine de signalements problématiques en deux ans. Deux exploitations sont aussi concernées à Puceul (Loire-Atlantique), depuis l’implantation d’éoliennes en 2012. Sur arrêté préfectoral, une campagne de tests a débuté en janvier afin de réaliser des mesures à proximité des équipements.

Des cas sont signalés aussi en Normandie et dans la Sarthe où un collectif d’agriculteurs qui s’estiment victimes des rayonnements électromagnétiques a vu le jour. « On laisse crever des éleveurs à petits feux alors qu’on connaît le problème depuis 25 ans et que cela va en s’aggravant, dénonce Serge Provost, ex-agriculteur touché à la fin des années 1990. Lors de l’implantation d’antennes relais, d’éoliennes, de lignes basse ou haute tension, on ne tient pas compte de la géologie des sols qui peuvent être conducteurs.

Décision a été prise de se réunir avec d’autres éleveurs concernés ce vendredi au Mans (Sarthe) afin d’attaquer l’Etat en justice sous la bannière de l’association Animaux sous tension. « Nous avons assez de preuves pour déposer une plainte collective. »

«Il faut lancer un programme de recherche»

L’influence des champs électromagnétiques sur les élevages avait déjà fait l’objet d’un rapport du ministère de l’Agriculture en 1998. Il est reconnu que les animaux sont beaucoup plus sensibles que les humains aux phénomènes électriques, en particulier les bovins. Un groupe de travail a été créé, le GPSE, composé des pouvoirs publics, des éleveurs et des acteurs du monde de l’énergie (RTE, Enedis, France énergie éolienne…) À la demande des chambres d’agriculture, le GPSE est intervenu dans une vingtaine d’exploitations depuis trois ou quatre ans.

Problème : c’est au seul bon vouloir des acteurs de l’énergie qui sont aujourd’hui les seuls à financer le dispositif, l’Etat s’étant désengagé. Les études ont été mises en suspens. « Il y a là un vrai problème dont il faut se préoccuper. Notre méconnaissance justifie de dégager des crédits pour lancer un programme de recherches », appuie Claude Allo, président du GPSE.

http://www.leparisien.fr/societe/morts-mysterieuses-de-vaches-des-eleveurs-preparent-une-plainte-contre-l-etat-25-04-2019-8060295.php

Valeurs actuelles – Éoliennes : pourquoi le weekend pascal coûte des millions d’euros

https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/societe/eoliennes-pourquoi-le-weekend-pascal-coute-des-millions-deuros-106152?fbclid=IwAR1k55o4C4MNQBsLS0g80mzPFMZ3mWC3CWcuQX6Tq3St1LnEVw14ScdnXiY

Un weekend pascal de beau temps ! Quelle joie ! Un soleil généreux et un vent légèrement soutenu pour rendre délicieusement supportables des températures presque estivales ! Dans de telles conditions, les énergies renouvelables tant vantées, éolien et solaire, vont produire tout le weekend une électricité… dont la France au repos n’aura nul besoin ! En effet qui dit absence de travail dit absence de besoin d’énergie. C’est de la physique pour lycéens (du moins des lycéens du monde d’avant). « C’est toujours ça de produit », serait-on au moins tenté de croire. Mais pas du tout ! L’électricité ne se stocke pas, ou très difficilement, selon des procédés fort onéreux et en tout cas pas aux échelles de production qui sont les nôtres. Il faut donc vendre cette électricité aux voisins, et cela se fait à perte et même lourdement à perte. Si les chiffres de production pour ce weekend ne sont pas encore connus, on dispose d’un autre exemple édifiant pour bien faire comprendre la fantastique gabegie des renouvelables.

C’était le 14 mars dernier. Grâce à une météo particulièrement ventée, la production d’énergie éolienne hexagonale avait atteint un record – 12 GWh entre 14h et 15h. Cris de joie ! Trompettes et tambours ! Vive les éoliennes ! Malheureusement la France n’ayant alors pas besoin de cette électricité, elle a été vendue au prix du marché – soit 29€ le MWh à cette date. Or, comme le souligne le collectif « Energie & Vérité », cette électricité l’Etat français finance son rachat au producteur éolien au prix contractuel minimum de 80€ le MWh ! Vous ne rêvez pas : on vend 29€ aux Allemands une électricité qu’une doxa idéologique nous oblige à acheter près de trois fois plus cher à des marchands de moulins à vent soutenus par des fonds de pension ! Là est le scandale, la tromperie originelle. La quasi-totalité de l’électricité produite ce jour-là ayant été exportée, devinez qui a payé la différence – estimée à 11 millions d’euros ? Le contribuable, bien sûr. C’est ça, les renouvelables : quand ça ne fonctionne pas, ça coûte cher, quand ça fonctionne bien, ça coûte cher aussi. Et on continue. On accélère, même !  

Rapport Académie des Sciences – 19 avril 2017

« Pour les éoliennes, le facteur de charge moyen en France (rapport entre l’énergie produite et celle qui correspond à la puissance maximale affichée) est de 23 % »
« La puissance disponible issue de l’ensemble des éoliennes réparties sur le territoire tombe souvent à 5 % de la puissance affichée. Ainsi, un ensemble qui peut en principe fournir 10 GW ne délivre qu’un demi GW pendant une partie du temps.  »
« Cette variabilité des énergies renouvelables éoliennes et solaires nécessite la mise en œuvre d’énergies alternatives pour pallier cette intermittence et compenser la chute de production résultant de l’absence de vent ou de soleil. »
« Dans ce cadre général, il y a une véritable contradiction à vouloir diminuer les émissions de gaz à effet de serre tout en réduisant à marche forcée la part du nucléaire. En réalité de nombreuses études montrent que la part totale des énergies renouvelables dans le mix électrique ne pourra pas aller très au-delà de 30-40 % sans conduire à un coût exorbitant de l’électricité et des émissions croissantes de gaz à effet de serre et à la mise en question de la sécurité de la fourniture générale de l’électricité. »
« On peut enfin rappeler qu’au delà de l’équilibre du mix énergétique, il serait judicieux de porter l’effort sur les questions des économies d’énergie qui peuvent être réalisées pour réduire la consommation dans le bâtiment, le transport, l’industrie et qui peuvent conduire à une réduction sensible des émissions et qui sont sources de compétitivité, d’innovations et d’emplois. »